Pio Cesare Barolo 2006

Pio Cesare 2006 Barolo DOCG

Vin 117 – Pio Cesare Barolo 2006 - Carafé environ 3 heures, un peu brutal mais je souhaitais me faire une opinion de ce jeune vin. Côté floral prononcé, goudron, réglisse, tabac. Rond et dense en bouche. Longueur remarquable. Tannins assez fermes pour ce Barolo. A oublier en cave quelques années… Une preuve de plus que le millésime 2006 était de grande facture dans le Piémont!

Le Pio Cesare Barolo 2006 est réalisé à partir du fruit des vignes de divers villages piémontais (Serralunga, Novello) par la maison Pio Cesare, du nom de l’homme qui l’a fondée en 1881. Leurs domaines totalisent environ 50 hectares et plusieurs spécialités piémontaises sont commercialisées (Barbaresco, Barbera d’Alba). Attention à ne pas confondre ce vin avec leur Barolo Ornato qui, lui, naît des fruits d’une seule vigne.

Nous vous conseillons également le Barolo 2006 Serralunga d’Alba de Fontanafredda, cliquez sur le lien pour lire l’article. Et si vous aimez les vins italiens, pensez à lire notre article sur les appellations des vins d’Italie.

Les appellations des vins d’Italie

Il n’est pas facile de faire la différence entre les diverses appellations présentes sur les étiquettes de vins d’Italie; nous avons donc créé ce lexique pour vous permettre d’y voir plus clair. Les termes italiens n’ont pas été traduits dans la mesure où la base latine commune au français permet une compréhension aisée.

Vino da tavola – cette appellation, qui regroupe près de 50% des vins italiens, signifie simplement que les raisins dont est issu le vin sont sans indication de provenance (il n’est pas rare en effet qu’un producteur s’approvisionne sur diverses parties du territoire). La teneur en alcool doit se situer entre 9% et 15%, sauf pour les vins de certaines régions du sud (Pouilles, Sicile, Calabre, etc.) pour lesquels la limite est de 17%. On reconnaît bien à cette exception la difficulté des autorités italiennes à établir un cadre législatif strict! Aucun contrôle officiel n’est requis avant de mentionner vino da tavola sur une étiquette.

I.G.T. – L’indicazione geografica tipica, qui a vu le jour au début des années 1990, concerne un peu plus d’un quart de la production. Pour mériter cette appellation, les raisins qui composent un vin doivent provenir au moins à 85% de la zone qui sera spécifiée sur l’étiquette. Pour autant que ce pourcentage soit respecté, tous les cépages sont autorisés mais des contrôles qualitatifs et quantitatifs sont effectués. Seules deux régions (le Piémont et le Val d’Aoste) ne proposent aucun vin IGT.

D.O.C.Denominazione di origine controllata. Pour chaque D.O.C., un cadre contenant des critères chimiques (acidité totale, etc.) et organoleptiques (couleur, saveur) a été défini. Cela inclut le choix des cépages (qui peuvent être obligatoires, autorisés, recommandés ou exclus) de même que le rendement, les conditions de vinification et de vieillissement, etc. Des contrôles strictes sont effectués et le vin doit être certifié avant sa commercialisation au moyen d’une analyse chimique. Pour finir, des dégustations sont effectuées afin de valider les propriétés organoleptiques du vin.

D.O.C.G. – La Denominazione di origine controllata e garantita est l’appellation la plus prestigieuse, dont bénéficient actuellement 62 vins. Ne peuvent y prétendre que des crus ayant obtenu la D.O.C depuis au moins cinq ans. La route est ensuite longue (examens supplémentaires, visites sur les lieux de production) et conclue par deux examens organoleptiques effectués de manière officielle. La commercialisation ne doit se faire qu’en bouteille, qui sera accompagnée d’une vignette de l’Etat

Classico – Terme lié à des raisons historiques qui désigne la meilleure partie d’une zone (souvent le centre, comme pour le Chianti Classico qui se trouve entre Florence et Sienne). A noter que Chianti et Chianti Classico sont deux DOCG différentes.

Riserva – Suffixe lié au vieillissement et ajouté à un vin DOC. ou DOCG. La durée dépend des appelations: un Brunello di Montalcino DOCG peut prétendre à l’appellation riserva après un vieillissement total de 5 ans (dont au moins 6 mois en bouteille) alors qu’il suffira de 3 ans de vieillissement à un Carmignano DOCG.

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Divers Chianti…

Castello d'Albola 2005 riserva

Voici une liste de quelques Chianti dégustés récemment:

Vin 90 – Castello d’Albola riserva 2005 – Bouteille ouverte environ une heure avant d’être bue (pas de décantation). Robe claire tirant par endroits sur l’orange. Arômes de fruits frais. Court et très léger, mais bien équilibré. Plaisant avec une pizza mais dans ce contexte-là le rapport qualité/prix est discutable (payé près de 30 francs).

Vin 91 – Castello d’Albola 2007 – Robe claire, un nez agréable où l’on retrouve des arômes de cerises rouges et de discrètes notes d’épices que l’on retrouve en finale. Il s’avère cependant décevant en bouche: trop léger, flatteur, court et sans personnalité. Un cran en dessous du riserva 2005. A éviter…

Vin 92 – Chianti Renzo Marinai riserva 2005 – Jolie découverte faite à l’hôtel lors de mon séjour à Florence au mois de mars. La robe est sombre et dense. Au nez, on retrouve des baies, un peu de cuir et un côté floral. En bouche, il offre des arômes de cerises ainsi qu’un côté boisé/vanillé. Il est ample, bien équilibré et long. Ce sangiovese a passé 14 mois en barrique puis 6 mois en bouteille. Un vrai coup de coeur!

Amarone della Valpolicella DOCG 2006, Azienda Viviani

amarone docg 2006 azienda viviani

Vin 22 – Amarone 2006 Azienda Viviani – Bonne Amarone que ce cru 2006 de l’Azienda Viviani, qui dégage des effluves florales. En bouche, la puissance attendue est au rendez-vous… Elle est riche et longue. A la première dégustation je l’ai trouvée trop doucereuse mais ce sentiment s’est atténué à la deuxième occasion que j’ai eue de boire ce vin (environ un mois plus tard). 01/05/2011: dégustée pour la 3ème fois, vraiment très bonne!

Assemblage des cépages autochtones corvina (75%), rondinella (20%) et molinara (5%).

Barolo DOCG Serralunga d’Alba 2006 – Fontanafredda

barolo serralunga 2006 fontanafredda

Vin 19 – Barolo Serralunga d’Alba 2006 – Excellent millésime pour les Barolo et ce vin en est une preuve de plus. Nez moyennement expressif aux arômes de fruits rouges et de mocca. Belle attaque en bouche, où l’on découvre un Barolo plutôt simple mais vraiment agréable à déguster. Les tannins sont souples et la finale sur les fruits rouges est convaincante. L’ensemble, homogène, devrait s’apprécier durant les dix prochaines années.

Les quatre bouteilles déjà dégustées, de qualité égale, m’ont vraiment fait apprécier ce vin. Vendu moins de 40 francs, celui qui l’achète fait une bonne opération (je l’ai préféré au 2007).

Le domaine Fontanafredda, qui possède certaines des plus belles parcelles du Piémont, était autrefois un terrain de chasse appartenant au Roi d’Italie Vittorio Emanuel II. Ces terres ont été converties en vignes en 1878 par le fils aîné du Roi. L’histoire de ce domaine est très riche, aussi je lui dédierai un article prochainement.

Les amateurs d’étiquettes connaissent sans doute ce producteur très attentif au design :

Argiano 2001 Brunello di Montalcino DOCG

Brunello di Montalcino DOCG 2006 Argiano

Vin 16 – Argiano 2001 Brunello di Montalcino DOCG - Ce brunello d’excellente facture a un nez frais et dégage d’agréables parfums de fruits rouges (surtout des cerises), de tabac et de sous-bois. En bouche, il est très rond et bien équilibré. Ce vin élégant a passé une première année en barriques françaises puis 18 mois dans des fûts de chêne slovènes. Un excellent rapport qualité/prix à découvrir, réalisé par la maison Argiano.

Le 2008 dégusté il y a quelques jours semble prometteur…