Masseto 2004

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Vin 161 – Masseto 2004, Tenuta dell’Ornellaia – Ce merlot, joyau de la Tenuta dell’Ornellaia, est à couper le souffle. Bu en fin de soirée après d’autres grands vins de Toscane, il était clairement au-dessus du lot.

Nous n’avons pas eu la patience de le carafer, mais ça n’aurait pas été nécessaire. Nez sur les fruits noirs qui présente également des notes florales et minérales dans un exercice d’équilibre entre puissance et finesse. En bouche, où ce Masseto 2004 se montre soyeux, on retrouve des fruits des bois qui nous accompagnent jusqu’à la longue finale où ils sont remplacés par des notes florales et épicées. Il s’agit d’un vin d’une élégance exceptionnelle… Un beau millésime pour découvrir le phénomène !

Ce vin a vu le jour pour la première fois en 1986, sous le nom Il Merlot dell’Ornellaia, le propriétaire du domaine étant curieux de voir si un grand merlot pouvait naître de ses terres. Bien que ce premier essai ne fut pas commercialisé, le résultat était convaincant et il fut décidé de récidiver dès le millésime suivant. Le vin pris cette fois le nom de la vigne de 7 hectares qui le voit naître, Masseto. Il a été produit chaque année depuis.

Si vous recherchez un merlot toscan plus abordable que le Masseto 2004, je vous recommande le remarquable Quercegobbe 2006.

Château Angélus 2004

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Vin 154 - Château Angélus 2004, Premier Grand Cru Classé, St-Emilion -  Ce jeune vin a été carafé deux heures avant d’être servi.

La robe est rubis sombre aux stries noires. Nez de mûres, de myrtilles avec des notes florales et vanillées ainsi qu’un léger côté terreux. En bouche, on est sur le pruneau et les mûres. En bouche, Château Angélus 2004 est gras, opulent, franc et d’une belle ampleur. J’ai été surpris par l’intégration avancée des tannins à ce stade de son développement. La finale dure près d’une minute !

Château Angélus 2004 est assurément une belle réussite pour ce millésime difficile (les conditions climatiques ont été favorables à partir de la fin août seulement).

Le Château Angélus doit son nom aux cloches des trois églises environnantes que les ouvriers du domaine pouvaient entendre sonner simultanément depuis les vignes. Le domaine a été étendu petit à petit jusque dans les années soixante. La surface de 23.4 hectares est restée inchangée depuis.

Il s’agit d’un assemblage de merlot (62%) et de cabernet franc (38%) dont 90’000 bouteilles ont été produites.

On souligne au passage la conception géniale du site officiel: www.angelus.com

Brancaia “il Blu” 2004

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Vin 126 – Brancaia “il Blu” 2004 – Acheté dans une oenothèque de Toscane, ce vin a été décanté environ 2 heures et suivi par un Orma 2007. La robe est rubis sombre. Au nez, on trouve des parfums de pruneau, de cerise noire, de cuir, ainsi qu’un côté floral. Il est plutôt ample en bouche, les tannins sont très fermes, et l’acidité, bien que présente, n’est pas dérangeante. Ce Brancaiail Blu” est un vin moderne, avec quelques années de garde devant lui. Il s’agit d’un assemblage de sangiovese (50%), merlot (45%) et cabernet sauvignon (5%).

La maison Brancaia, créée en 1981 par les suisses Brigitte et Bruno Widmer, est établie à Radda in Chianti, au coeur du Chianti Classico. Si on inclut le domaine Ilatraia, situé lui dans la Maremma et acheté en 1998, la production totale actuelle se monte à environ 400’000 bouteilles. Trois autres vins sont produits: Chianti Classico, Tre, Ilatraia.

Allez lire ces articles présentant d’autres vins du millésime 2004 qui nous ont plu:

Alion 2004 – Superbe réalisation des créateurs de Vega Sicilia…

Rosso delle Miniere 2004 – Un vin de Toscane qui mérite d’être découvert…

Rosso delle Miniere 2004

Rosso delle Miniere 2004 - Montescudaio rosso 2004

Vin 105 – Rosso delle Miniere 2004, Fattoria Sorbaiano, Toscane – Bu après le décevant Le Cupole 2007, ce vin a confirmé la très bonne impression laissée lors de sa dégustation en Toscane.

Avant d’être servi, le Rosso delle Miniere 2004 a passé un peu plus de deux heures en carafe. La robe est sombre et impénétrable. Il offre au nez des arômes de chocolat, de torréfaction et de cerises noires. En bouche, le fruit est bien présent. C’est un vin bien équilibré et long. L’acidité discrète en fin de bouche ne perturbe en rien ce vin harmonieux et lui garantit plusieurs années de garde.

Les plus belles parcelles de la Fattoria Sorbaiano sont dédiées à cet assemblage à dominante de sangiovese (60%) où l’on retrouve également du cabernet franc (30%) et de la malvoisie noire (10%). Il est titulaire de la DOC Montescudaio qui se trouve dans la région de Pise.

20’000 bouteilles de ce millésime 2004 ont été produites et nous l’avons payé 21 euros dans une oenothèque de Toscane. Un superbe rapport qualité/prix à découvrir!

Trois brunelli di Montalcino

Brunello 2004 Villa Le Prata

A défaut de pouvoir parler de l’extraordinaire millésime 2006 dont les premières bouteilles arrivent petit à petit sur le marché, voici quelques brunelli d’entrée de gamme dégustés récemment:

Vin 81 – Brunello 2004 Villa Le Prata - 2004 est considéré comme un millésime d’exception pour les brunelli et ce Villa Le Prata en est un nouvel exemple : on y retrouve des arômes concentrés de cerises rouges, d’épices et de sous-bois. Il est harmonieux et bien équilibré. Les tannins sont fins et fondus, et la finale est plutôt longue. Une belle découverte et une excellente affaire à moins de 40 francs!

Vin 82 – Brunello 2005 Le Casine - Un brunello tout en finesse aux agréables arômes floraux, de fruits des bois et de réglisse. En bouche, il manque un peu de rondeur. Les tannins étaient bien fondus et la finale longue et douce. Pas désagréable et très bon marché (20 francs).

Vin 83 – Brunello 2004 Caparzo - Bu à Florence en mars 2011 aux côtés de quatre autres vins. J’ai trouvé ce brunello décevant, c’est le moins bon que j’aie dégusté cette année. Au nez, on trouve des mûres, de la réglisse et un côté végétal. Egalement un peu de tabac. En bouche, il manque d’ampleur et il est un peu court. Ne devrait pas s’améliorer avec les années… Les installations de ce domaine de 80 hectares ont été rénovées il y a peu, je suis donc curieux de déguster les prochains crus.

Château Pavie 2004, St-Emilion, Bordeaux

Château Pavie 2004

Vin 80 – Château Pavie 2004 – Robe couleur rubis sombre. Ce vin offre un ensemble d’arômes de baies, de cerises, de truffes, de terre ainsi qu’un côté boisé. Il est moderne, structuré, rond, riche et ample… et quelle longueur! Ce Château Pavie 2004 n’est pas encore à maturité mais déjà magistral.

C’est un assemblage de merlot (60%), de cabernet franc (30%) et de cabernet sauvignon (10%). Le vignoble du château date de l’époque romaine; le domaine actuel a été créé à la fin du 19ème siècle lorsque Ferdinand Bouffard achète puis regroupe les terres de diverses familles. Le propriétaire actuel, Gérard Perse, ancien cycliste, en fait l’acquisition en 1998. Il se donne rapidement les meilleures chances de succès commercial en renouvelant l’équipement de production et en s’attachant les services de l’œnologue Michel Rolland.

Cos d’Estournel 2004 – Les Pagodes de Cos 2006

Les Pagodes de Cos 2006

Découverte des 1er et 2ème vins du Cos d’Estournel, situé sur la colline de Cos qui se trouve entre Pauillac et St-Estèphe:

Vin 76 – Les Pagodes de Cos 2006 - Au nez, ce vin a un côté fumé assez prononcé, ainsi que des arômes de sous-bois, de terre mouillée et de baies. Il est plutôt rond et équilibré. Ce millésime 2006 est déjà à maturité. Il est tiré des jeunes vignes du domaine, qui donneront naissance au premier vin dans quelques années. Un rapport qualité/prix intéressant (environ 50.-).

Vin 77 – Cos d’Estournel 2004 - Robe pourpre. Arômes de fruits (cerises, mûres), de réglisse. En bouche, il est riche et long, les tannins sont bien fondus. C’est un assemblage de cabernet sauvignon (74%), de merlot (23%) et de cabernet franc (3%). Un bon vin, mais tout de même un peu cher au regard de ce qu’il a à offrir (environ 120.-). J’ai préféré le 1996.

Soirée SuperToscans!

Supertoscans

Voilà ce que nous avons bu lors de notre dernière soirée “SuperToscans”:

Vin 53 – Tassinaia 2004 – On trouve dans ce millésime 2004 des arômes de cerises noires et un léger côté mentholé. Il est riche, structuré et plutôt long. C’est un vin résolument moderne que beaucoup auront du mal, à l’aveugle, à associer à l’Italie (malgré les 34% de sangiovese d’un assemblage complété par 33% de merlot et 33% de cabernet sauvignon), en fort contraste avec des versions plus classiques comme le Tassinaia 2007.

Vin 54 – Tignanello 2004 – Ce millésime 2004 du Tignanello est tout en élégance. Au nez, on y trouve des arômes de mocca et de fruits rouges (framboises, cerises). En bouche, un ensemble subtile d’arômes de fruits mûrs (cerises), épices, réglisse et un léger côté mentholé. Les tannins sont fins et doux, ce vin est bien équilibré et très long! Un vrai coup de cœur. Autre millésime dégusté : Tignanello 2007.

Vin 55 – Lupicaia 1998 – Cet assemblage de cabernet sauvignon et de merlot à la couleur pourpre révèle un nez de chocolat, de torréfaction et de fruits noirs. En bouche, toujours des fruits noirs auxquels s’ajoute de la cerise. Les tannins sont biens fondus. Ce vin complexe est également riche, puissant et long. Payé près de 200 francs (compter environ 160 pour un millésime plus récent). Autre millésime dégusté : Lupicaia 2006.

Sassicaia 2006 – Fabuleux. Notes de dégustation plus détaillées ici : Sassicaia 2006.

Vin 56 – Ornellaia 2004 – Le climat 2004 a été décrit comme étant parfait dans la région de Bolgheri, qui voit aussi naître le Sassicaia, et cela se vérifie dans ce vin: nez incroyable de fruits rouges & noirs, épices, terre. En bouche, il offre des arômes de terre et de minéraux. Certains lui trouveront un côté floral… Les tannins sont très fins. Cet Ornellaia est rond, équilibré et très long… Cet assemblage (60% cabernet sauvignon, 25% merlot, 12% cabernet franc et 3% petit verdot) a passé 18 mois en fûts de chêne avant d’être mis en bouteille. Une merveille qui mérite d’être oubliée à la cave quelques années… Nous avons également dégusté deux millésimes du deuxième vin d’Ornellaia, Le Serre Nuove.

Alion 2004

alion 2004 vega sicilia

Vin 44 – Alion 2004 – Ce vin est paré d’une belle robe sombre. Nez de fruits noirs, d’épices, on y trouve un côté floral ainsi qu’une discrète minéralité. En bouche, Alion 2004 est rond, riche et généreux…Il y a une forte concentration de fruits rouges ainsi que des notes de moka. La longueur est satisfaisante. Cet Alión 2004 est complexe… un vin impressionnant, à découvrir (par exemple en lisant mon article Alion 2005 ou Alion 2006?) !

Bodegas Alión a vu le jour en novembre 1992 suite au rachat de l’entreprise Bodegas Liceo par la famille Alvarez, propriétaire du domaine Vega Sicilia, qui souhaitait réaliser un vin de grande qualité qui soit buvable jeune. Ce vin doit son nom au village qui a vu naître le patriarche de la famille. Le premier vin est arrivé sur le marché en 1995.

Les raisins viennent en partie des 18 hectares de vignes (âgées de 25 à 30 ans) proches de la cave, et également des vignes de Vega Sicilia, situées à Valbuena (un village de 500 habitants dans la province de Valladolid, au nord-est de l’Espagne). De cépage tempranillo (ou tinto fino comme il est nommé dans la région). Le millésime 2004 est vieilli 15 mois en fûts de chêne puis 18 mois en bouteille, dont environ 270’000 bouteilles furent produites. Nous avons payé la nôtre 105.- au Yatus de Vevey (lors de l’achat, ce vin était le cru haut de gamme vendu au verre à la carte).

Il Poggione Brunello di Montalcino 2004 et 2002

Il Poggione 2004 Brunello di Montalcino

Vin 34 – Il Poggione Brunello di Montalcino DOCG 2004 - On commence avec ce millésime 2004 qui a beaucoup fait parler de lui. Au nez, ce vin nous accueille avec des arômes de fruits rouges confiturés et un discret boisé. En bouche, l’attaque est souple et ce vin propose un ensemble complexe et délicat, le fruit semble exploser au contact du palais. Les tannins sont soyeux et l’harmonie de vin est assurée par une belle finale fraîche… Payé 50 francs, c’est une affaire à ne pas manquer et une réussite de plus de la Tenuta Il Poggione.

Vin 35 – Il Poggione Brunello di Montalcino DOCG 2002 – D’une belle robe rouge clair tirant déjà par endroits sur l’orange. J’aurais aimé un nez plus compact et précis, même si le parfum de fruits frais et de compote est plutôt plaisant. Même remarque en bouche, dominée par des arômes de baies et de cerises rouges : le vin est quelque peu dilué et s’efface… Ce Brunello n’est pas mauvais si l’on prend en compte le millésime 2002 très pluvieux en Toscane, où beaucoup ont été déclassés en rossi di montalcino, mais il ne devrait pas offrir la longue garde typique des vins de l’appellation.

La création de ces vins a été supervisée par l’oenologue Fabrizio Bindocci – la quatrième génération de Bindocci à collaborer avec ce domaine tenu depuis plus d’un siècle par la famille Franceschi!